Le 13 avril 2016, j’ai eu l’honneur d’animer un groupe de discussion sur l’éthique et le marketing de contenu lors du Printemps des Réseaux sociaux à Québec. Voici un bref retour sur l’événement.

La poussière vient de finir de retomber, je viens de rattraper mon retard au travail et la fatigue accumulée. Je suis enfin prête à faire un retour sur mon expérience en tant que conférencière lors du 5e Printemps des Réseaux Sociaux à Québec.

Tout a commencé en 2015, lors d’un appel de candidature de Colloquium pour monter la programmation du #PRSQC5. J’ai proposé à l’organisation de parler de marketing de contenu, mais avec un angle différent de celui auquel nous sommes habitués. J’avais envie qu’on creuse le sujet. J’ai donc suggéré qu’on aborde la dimension honnêteté intellectuelle de la chose, le côté crédibilité et éthique. Vous savez, les fameux articles de blogue commandités ou sponsorisés? Le contenu payé par les annonceurs, déguisé en contenu authentique? Je voulais savoir comment mes collègues du domaine voyait le sujet. La formule « groupe de discussion » c’est imposée d’elle-même.

C’est donc mercredi le 13 avril 2016 à 4 heures du matin que nous avons rempli une voiture de notre petite délégation Saguenéenne en direction du Musée de la Civilisation de Québec.

Après la conférence d’ouverture, c’était mon tour. Nous étions une quarantaine de personnes dans la salle, tous des professionnels de l’industrie du Web. J’ai résumé le concept de marketing de contenu et l’angle que je souhaitais apporter à notre conversation. Nous nous sommes mis à se poser des questions et à tenter d’y réponse :

  • Comment est-ce la publicité et le marketing de contenu cohabite?
  • Lequel est du contenu authentique, du contenu commandité?
  • Est-ce que le lecteur sait faire la différence?
  • Et nous, comme créateurs de contenu, comment faire un pour rentabiliser nos efforts sans vendre notre âme?
  • Quelle est la différence entre une pub en bonne et due forme et un effort de relation publique?
  • Est-ce que les medias traditionnels (journaux, magazines) sont toujours respectueux des règles concernant la publicité?
  • Est-ce que le contenu peut survivre financièrement sans l’apport de revenus publicitaires et de contenus sponsorisés?

Nous sommes loin d’avoir trouvé toutes les réponses, mais nous avons cheminé ensemble pendant près de 2 heures. La participation a largement dépassée mes attentes. Je me suis questionné face à ma relation, en tant que créatrice, lectrice et consommatrice, face au contenu commandité. J’ai clarifié ma limite personnelle. Nous avons tous fait un peu de ménage dans ce sujet qui soulève des opinions à la fois très tranchées et très relatives. Nous en sommes venus à une seule conclusion :

 

La transparence et le contenu à valeur ajoutée priment. Il faut clairement afficher les affiliations du contenu et s’assurer que le contenu apporte quelque chose au lecteur au-delà de la promotion d’un produit-service. La crédibilité si durement acquise en tant que créateur de contenu vaut de l’or et elle est facile à perdre.

 

J’y ai fait de très belles rencontres : des blogueuses, des gestionnaires de communautés, des responsables d’organisations, tous créateurs de contenus à leur façon.

J’ai assisté à des conférences inspirantes durant les deux jours de l’événement. Francois Haguel de Google, m’a donné un désir fou de faire des capsules vidéos et je pense que tout le monde enviait le poste de Molly Benn chez Instagram. J’ai ri fort devant l’usage savoureux des Gifs durant la conférence des Natifs. Mais au final, rien n’a battu le contact direct avec une communauté souvent virtuelle.

Le Printemps des Réseaux Sociaux de Québec, c’est mission accomplie en ce qui me concerne.

Communicatrice depuis toujours, c’est dans le domaine du Web et des médias sociaux que je transpose ma passion dans le monde professionnel. Vulgarisatrice incontestée, j’explique les concepts simplement, du marketing de contenu aux bonnes pratiques du Web, en passant par la présence corporative sur les médias sociaux.